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Quinze jours après l'élection européenne, Nicolas Sarkozy vient, devant le Congrès réuni à Versailles, de donner à la majorité UMP sa nouvelle feuille de route: elle est catastrophique. Si toutes les mesures qu'elle contient sont appliquées dans les mois à venir, ce sera un désastre pour les jeunes, les salariés, les chômeurs, les retraités et leurs familles, pour nos services publics, pour notre industrie, pour le pays tout entier.
Nicolas Sarkozy vante désormais dans les mots le modèle social français qu'il détruit morceau par morceau avec son gouvernement. La crise du système capitaliste est passée par là. Mais dans les faits, que propose -t-il? D'accélérer dans la même direction: précarité, flexibilité et temps partiel; recul de l'âge de la retraite; chasse aux dépenses publiques, aux services publics, et aux « niches sociales », c'est-à-dire aux protections des salariés; non remplacement des départs en retraites; suppression de moyens et d'emplois dans les collectivités locales; rupture des principes d'égalité; mise en concurrence et privatisations dans l'éducation et la formation; nouveaux cadeaux aux patrons (suppression de la taxe professionnelle) et nouveaux impôts pour le grand public (taxe carbone)....
Quant aux salaires, au pouvoir d'achat et à la lutte contre le chômage, c'est un silence assourdissant, sauf ce cri du coeur présidentiel: « le travail doit être justement considéré, les actionnaires justement rémunérés ». Des belles paroles pour ceux qui travaillent, du sonnant et du trébuchant pour les profits! Tout est dit.
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Pour la première fois dans l’histoire de la 5ème République, le Président de la République s’exprimait devant les parlementaires réunis en Congrès. L’intervention de Nicolas Sarkozy annonce l’aggravation d’une politique dont les français n’ont déjà que trop souffert.
Il a d’abord été extrêmement choquant de voir le chef d’une droite, pourtant aux affaires depuis 2002, s’exonérer de toute responsabilité dans la situation
économique et sociale du pays. Il en est pourtant le premier responsable. Quel aveu d’échec ; quand la parole présidentielle fait l’impasse sur les deux principaux sujets de préoccupations
des français que sont l’emploi et le pouvoir d’achat.
Comme à son habitude, Nicolas Sarkozy a d’autant plus rendu hommage au modèle français qu’il a annoncé une nouvelle étape de sa démolition. Il parle régulation et
protection pour mieux dissimuler la poursuite d’une politique libérale au service des logiques capitalistes.
En parlant de « niches sociales » et de « ceux qui sont à charge », il transforme les principales victimes de la crise en coupables. Une formule résume parfaitement cette vision d’une société où « les actionnaires doivent être justement rémunérés, et les salariés justement considérés », ce qui explique que le silence présidentiel sur les salaires et la redistribution des richesses.
Concernant la retraite, la manipulation est grossière. Il veut amadouer le mouvement social.
D’une main, une concertation est proposée, où toutes les pistes resteraient ouvertes, mais de l’autre, il ne reste plus grand suspense quand les trois seuls pistes évoquées sont l’âge de la retraite, la durée de cotisation et la pénibilité.
Le chef de l’Etat a pris moins de précaution pour attaquer frontalement les collectivités, qui réalisent pourtant 70% des investissements publics et doivent faire
face à un désengagement accéléré de l’Etat.
Quant à l’Etat lui même, il veut faire débattre de ses priorités tout en programmant son effacement. Pour preuve, il persiste et signe dans l’organisation du
plus grand plan social : celui de la fonction publique.
Voilà, les principales orientations de la droite pour les prochains mois. Nicolas Sarkozy était en meeting à Versailles.
Parti communiste français
Paris, le 22 juin 2009.
Après les élections européennes, il est urgent de changer de cap en France et en Europe
Á VOS CÔTÉS !
Le Front de Gauche a réussi son premier pari : faire émerger une gauche du courage, unitaire et audacieuse, pour construire une alternative aux politiques libérales. Avec une campagne militante de contenu et de proximité, sans relais médiatiques, il a obtenu 5 parlementaires européens. Ceux-ci seront bien utiles pour révéler les mauvais coups qui se préparent et être des points d'appui pour les luttes.
Et il y en aura besoin. La droite veut faire main basse sur le scrutin européen et se sent pousser des ailes pour programmer de nouvelles réformes antisociales. Déjà, les urnes à peine rangées, on nous révèle une récession historique avec une chute du PIB plus grave que prévue, 600 000 nouvelles suppressions d'emploi et toujours rien pour les salaires. Malgré les belles paroles, les parlementaires de droite ont rejeté les propositions de lois défendues par les députés communistes pour l'augmentation des salaires, des retraites et des minimas sociaux, pour bloquer les plans de licenciements, pour défendre et élargir les services publics. Autant de propositions qui correspondent à ce que portent les grèves et les manifestations, depuis plusieurs mois
Quatre électeurs sur dix seulement sont allés voter dimanche dernier, et parmi les abstentionnistes, nombre de jeunes et d'habitants des quartiers populaires. Cette abstention, annoncée et souhaitée par la droite, n'est pas principalement un signe de désintérêt. Elle traduit de la défiance pour l'Europe libérale et un message en direction des partis politiques. Et notamment pour la gauche, ses difficultés à prendre en compte les périls qui menacent la planète et à construire une alternative forte et crédible au libéralisme.
C'est à cela que le Parti communiste veut être utile. En proposant, avec ambition, que s'élargisse le Front de Gauche et en prenant ses propres initiatives. Et tout de suite, le PCF met toute ses forces pour répondre à l'urgence sociale.
L’espoir porté par le Front de gauche
Le score national obtenu par le Front de gauche est de 6,47% (6,17% en métropole) soit un résultat en progression de 0,6 points par rapport aux européennes de 2004. Les scores progressent dans l’ensemble des circonscriptions.
Le Front de gauche dispose de 5 élus (3 sortants) :
Jacky Hénin est élu dans la circonscription du Nord-Ouest (6,84%)
Patrick Le Hyaric est élu dans la circonscription d’Ile de France (6,32%)
Marie-Christine Vergiat est élue dans la circonscription du Sud-Est (5,90%)
Jean-Luc Mélenchon est élue dans la circonscription du Sud-Ouest (8,15%)
Elie Hoareau est élu dans la circonscription des DOM
La faillite d’Arcandor, l’un des principaux fleurons du commerce allemand, confirme l’extrême acuité de la crise outre-Rhin. Le groupe détient les grands magasins Karstadt, qui, présents dans tous les centres-villes depuis plus d’un siècle, constituent une quasi-institution nationale. La procédure de faillite engagée mardi dernier concerne aussi le pôle vente à distance de la société, une sorte de monument commercial également puisqu’il s’agit de l’ancienne société Quelle. Au total plus de 56 000 salariés sont concernés. La majorité d’entre eux tremble pour son emploi, la restructuration envisagée (regroupement sous la houlette de Kaufhof, autre chaîne de grands magasins) s’annonçant particulièrement meurtrière.
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Merkel refuse l’interventionnisme
Berlin qui a créé un fond de soutien aux entreprises en difficulté, doté de 100 milliards d’euros, partie intégrante du plan de relance de l’économie adopté début janvier, a refusé de voler au secours du groupe en indiquant que seules les entreprises dont les difficultés pouvaient être imputées à la crise de ces derniers mois étaient « éligibles » à cette aide publique. Pas question, donc, d’octroyer à Arcandor un crédit relais ou un prêt garanti par l’État comme à certaines banques ou à des grands groupes industriels. Pas question d’intervention publique, a fait savoir la chancelière, pour des entreprises de toute façon condamnées par le marché.
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Tout se passe en fait comme si le gouvernement cherchait à gagner du temps pour éviter qu’un véritable dépôt de bilan d’Opel - et les nouveaux ravages qu’il signifierait pour l’emploi - n’intervienne avant le 27 septembre, date de l’élection du Bundestag.
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Le PCF 67 appel à la Manifestation intersyndicale de samedi prochain, le 13 juin 2009.
Rendez-vous à 14 h, place de la Bourse.
Pour faire face et combattre la droite, nous vous appelons tous à :
RESISTER ENSEMBLE contre les projets de la droite.
A vous défendre au quotidien, dans vos quartiers, vos villages, vos usines.
Venez nous rejoindre pour organiser la résistance aux projets de la droite et travailler à faire renaitre l’espoir à gauche.
Il faut un Parti Communiste Français fort.
Pour contacter les communistes du secteur Bruche-Piémont du
Bas-Rhin,
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Parti Communiste Français,
Fédération du Bas-Rhin
18, rue de la Division Leclerc
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